Pierre et moi avons passé 10 jours en Roumanie et Bulgarie, afin de découvrir ces 2 pays entrés en dernier lieu dans l’Union Européenne (2007). Nous avons pris l’avion à Charleroi vers Bucarest et nous avons loué une voiture sur place pour découvrir Bucarest et la Transylvanie en Roumanie et plusieurs villes en Bulgarie.
Lundi 31 juillet
Ayant décollé à 9 h de Charleroi, nous atterrissons 2 heures plus tard à Bucarest où il est midi. Nous prenons possession de notre voiture de location chez Klass Wagen avec un vendeur malhonnête et roulons jusqu’à notre appartement à Bucarest.
Mardi 1er août
Nous commençons la visite de Bucarest par le Palais du Parlement, le plus grand bâtiment administratif après le Pentagone. Commencé en 1984 par Ceausescu, il est immense avec 12 étages et de nombreuses très grandes pièces de réception, dont le sénat et la chambre. Après la visite guidée, nous allons dans la vieille ville pour manger et pour nous promener. Certains bâtiments sont fort délabrés mais nous admirons un beau magasin en 3 étages.
Palais du Parlement
Mercredi 2 août
Nous passons la journée dans les thermes Bucuresti, à 30 min au nord de Bucarest : toboggans avec ou sans bouées, piscines intérieures et extérieures. Nous faisons les toboggans le matin, mangeons sur place et après-midi nous profitons des bulles de la piscine extérieure. Après le souper nous rentrons à notre appartement à Bucarest.
Jeudi 3 août
Nous quittons Bucarest vers le Nord, la Transylvanie. Je roule plus de 3 h pour arriver à Brasov, jolie ville médiévale. Nous visitons l’église noire, la place centrale, la tour noire et la tour blanche. Nous marchons jusqu’à la cathédrale. Nous faisons la file pour prendre le téléphérique qui nous amène derrière les grandes lettres blanches BRASOV, comme à Holywood, d’où nous avons une très belle vue sur la ville ancienne et sa banlieue.
Brasov
Vendredi 4 août
Dès 9 h nous sommes à l’entrée du château de Bran, dit « de Dracula » mais il y a déjà beaucoup de touristes pour la visite. A l’intérieur nous voyons quelques pièces, prenons de nombreux escaliers et visitons la salle des instruments de torture. Non seulement on y voit de nombreux outils de torture mais des schémas expliquant comment on les utilisait, et je manque de défaillir en voyant l’ingéniosité des hommes à faire du mal aux autres humains ! Nous prenons la sortie par un ascenseur qui nous fait basculer vers l’ère moderne avec projections de personnages qui nous suivent des yeux.
château de Dracula
Samedi 5 août
Beaucoup de route ce jour, d’abord pour aller à Sibiu, longtemps peuplée par des Saxons (= Allemands de Transylvanie) où nous découvrons ses 3 places, son pont des mensonges et sa cathédrale évangélique. Pierre monte au clocher pour avoir un panorama sur la ville. Nous admirons aussi plusieurs tours et quelques dizaines de mètres de remparts bien conservés.
Sibiu
Après-midi nous avons plus de 4 h de route vers Béchet, situé à l’extrême sud de la Roumanie, au bord du Danube, qui fait la frontière avec la Bulgarie. Il fait très lourd (37° à l’ombre), et la communication est difficile avec les commerçants pas habitués aux touristes. Nous voyons de nombreux nids de cigognes encore occupés.
Dimanche 6 août
Ayant lu que le ferry de Béchet n’était pas fiable, je roule 150 km sous la pluie vers l’ouest le long du Danube, sur des petites routes avec des piétons, des vélos, des chiens errants, des troupeaux d’oies... Nous traversons le Danube au pont de Vidyn pour entrer en Bulgarie où la douane nous accueille en nous faisant payer des contraventions de l’année passée !
Je roule encore plus de 3 h en passant des cols de montagne pour arriver à Sofia où nous nous installons dans notre appartement.
Après-midi nous visitons le centre de Sofia en métro, commençant par l’incontournable cathédrale Saint-Alexandre-nevski avec ses coupoles dorées et la basilique saint Sophie, du 6ème s., qui a donné son nom à la ville. Nous nous promenons dans le centre de la ville, voyons la relève de la garde devant le palais présidentiel et mangeons dans un restaurant typique.
Lundi 7 août
Pour la première fois je peux rouler sur autoroute (max 140 kmh) pour rejoindre Plodviv, la 2ème ville de Bulgarie, ville habitée depuis -6000, occupée par les Thraces, les Macédoniens, les Grecs, les Ottomans et finalement les Bulgares. Guidés par un étudiant, nous avons parcouru le centre-ville avec des vestiges romains (amphithéâtre, hippodrome), des maisons centenaires mais aussi ses aspects modernes puisqu’elle a été capitale européenne de la culture en 2019.
Après-midi nous visitons le monastère de Batchkovo fondé en 1083 et toujours occupé par des moines orthodoxes. Puis nous grimpons à la forteresse d’Assen, perchée sur une crête rocheuse de la montagne de Rhodopes, destinée à surveiller les passages vers le monde Byzantin. Seule l’église Sainte-Marie est encore entière, sur deux étages. La vue y est magnifique.
Mardi 8 août
Je roule 3 h jusqu’à Veliko Tarnovo, petite ville très ancienne de Bulgarie, accrochée à la montagne. Après-midi, nous nous promenons dans les ruelles touristiques de la ville et terminons par la visite de la forteresse, principale fortification du Second Empire bulgare de 1185 à 1393. Nous montons jusqu’à l’église de l’ancien château, seul bâtiment encore entier, décoré de peintures modernes.
Mercredi 9 août
Nous reprenons la route jusqu’à l’aéroport de Bucarest, via un pont sur le Danube, mais nous avons énormément d’embouteillages près de Bucarest, mettant 2 h pour rouler 40 km. Nous rendons la voiture de location et décollons à 18 h pour atterrir à Charleroi vers 20h, heure belge.
au total j'ai roulé 1700 km
Mes impressions
Ces deux pays des Balkans sont très agricoles et on n’y trouve que des petites routes. Les locaux roulent très dangereusement, ne respectant pas les limites de vitesse ni les lignes blanches interdisant de dépasser, surtout en Roumanie. J’étais étonnée de voir de si nombreux villages, avec de piétons et des cyclistes au bord des routes.
Les prix sont plus bas qu’en Belgique pour la nourriture (2 fois moins chers) et les logements (3 fois moins chers), mais pas pour l’essence ! Alors qu’en ville on voyait quelques grosses voitures chères, dans les campagnes on croisait des habitants sur une charrette tirée par un cheval ou un âne.
On avait l’impression qu’il y avait plus de pauvres en Roumanie, même si les prix étaient plus bas en Bulgarie.
Nous n’avons pas trop aimé Bucarest avec ses grands boulevards de 5 à 10 bandes de circulation mais bien les petites villes en Transylvanie roumaine et la Bulgarie.