Par Poupon La Peste
Avec une amie habitant près de Beauraing, nous avons passé la journée de vendredi à visiter deux musées près de Charleroi.
Le matin nous avons découvert le musée de la photographie à Mont-sur-Marchienne. Dans un très beau bâtiment, un ancien carmel, plusieurs parcours sont proposés : expo permanente, expos temporaires et parcours découverte.
Dans le parcours découverte, on apprend l'histoire de la photo, avec la première photo de Niepce en 1827, le daguerréotype de 1839, le premier négatif en 1847, les premières impressions en couleurs en 1907 et ainsi de suite. On voit des anciens appareils, des très vieilles photos et un studio photo du 19è siècle.
anciens appareils photos
L'expo permanente présente des photographies de tous les formats et de toutes les époques, groupées par thèmes.
D'habitude il y a aussi des expositions temporaires, mais comme elles étaient en montage, nous n'avons pas pu les visiter.
Après-midi, à Marcinelle, nous avons visité le site du bois du Cazier. Ce site renferme plusieurs musées, ainsi qu'un lieu de mémoire en souvenir des 262 victimes de la terrible catastrophe du 8 août 1956. A l'aide d'un audio guide consistant en un dialogue imaginaire entre un rescapé de la catastrophe et de sa soeur, on apprend comment se déroulait le travail dans la mine.
On voit les deux structures sous lesquels sont creusés les puits avec les cages pour accéder aux galeries des mines à une profondeur jusque 1,250 km sous terre. Quand le mineur arrive au charbonnage, il dépose sa médaille contre une lampe, se change et pend son vêtement à un crochet dans la "salle des pendus". Il descend dans une cage et travaille dans une galerie souterraine. Le travail est dur et dangereux. Après la guerre, la Wallonie manquant de main d'oeuvre, un accord est conclu en 1946 avec l'Italie pour faire venir des ouvriers italiens en Belgique.
Le 8 août 1956 à 8:10 un incendie se déclare dans la galerie à -975 m. Malgré l'intervention des sauveteurs et la bravoure de ceux-ci, seuls 6 mineurs en sortiront vivants. La catastrophe a fait 262 victimes dont 136 Italiens. Un mémorial en marbre de carrare est élevé à l'entrée, où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Au centre, une salle explique la catastrophe minute par minute, une autre présente chaque victime via une photo. Une fresque est aussi dessinée au niveau du déchargement des wagons.
mémorial en marbre avec le nom des 262 victimes
Deux musées complètent la visite. Le musée de l'industrie explique la glorieuse période du 19ème siècle où la Belgique était le 2ème pays le plus industrialisé du monde après l'Angleterre. On y apprend à quoi servait le charbon extrait. De nombreux brevets sont déposés par des Belges, dont Ernest Solvay.
Machine à vapeur dans le musée de l'industrie
Le musée du verre présente la riche histoire de la verrerie en Belgique avec des pièces de toutes les époques, dont la plus ancienne est une petite amphore (5 cm de long) datant du 7ème siècle avant notre ère.
On peut aussi se promener sur les terrils mais nous n'avons pas eu le temps. Il faut compter 2 h 30 pour la visite de l'intérieur du site, qui est très intéressant.
Ce fut une journée bien remplie (1 h 30 de trajet simple depuis Bohan) où j'ai appris beaucoup de choses. J'ai préféré la visite du bois du Cazier qui était plus variée. J'ai ainsi utilisé une partie du "pass Wallonia" qui me permet de dépenser 80 euros de visites culturelles dans les lieux participants avant le 30/6. Je peux encore planifier quelques visites ...
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